Pour quitter ICS sans rien perdre, demandez d'abord à l'éditeur, par écrit, la liste de ses exports module par module. Fixez ensuite une date de bascule, comparez chaque solde au centime entre ICS et le nouvel outil, et gardez ICS ouvert en lecture jusqu'à la fin des vérifications. Avec Hokto, la reprise dure une semaine en moyenne après réception des exports, elle est menée par un interlocuteur technique dédié et comprise dans le prix.
L’essentiel
- Demandez à ICS, par écrit, la liste de ses exports module par module, avec les formats et le délai.
- Fixez la date de bascule : début de mois en gestion locative, début d’exercice en syndic.
- Comparez chaque solde au centime entre ICS et le nouvel outil, et gardez ICS ouvert en lecture jusqu’au bout.
- Avec Hokto, la reprise dure une semaine en moyenne, accompagnée et comprise dans le prix.
Ce guide s'adresse aux agences qui utilisent ICS en gestion locative, en syndic ou en transaction et qui envisagent de changer d'outil. Il vaut aussi pour un simple passage de version : les questions à poser sont les mêmes.
01ICS en quelques mots
ICS (Informatique Conseils Services) édite depuis 1978 des logiciels pour les administrateurs de biens.
L'éditeur se présente comme une société familiale et indépendante, basée dans les Alpes-Maritimes, avec huit agences en France et plus de 18 000 utilisateurs quotidiens (ics.fr, consulté le 20/10/2026). C'est le logiciel de syndic le plus cité de l'enquête de l'ANGC : 114 gestionnaires sur 622.
Son offre couvre quatre métiers (syndic, gestion, location, transaction) : Spirit pour la copropriété, Spirit Gestion pour la comptabilité mandant, Locnet et une application d'état des lieux pour la location, un logiciel de transaction avec registre des mandats, et autour d'eux l'extranet, la GED, MyReco pour les courriers et ICSign pour la signature.
Chaque module en service dans votre agence contient des données : c'est la liste de départ de votre projet.
02Pourquoi les agences changent de logiciel
Près de quatre gestionnaires de copropriété sur dix disent vouloir changer de logiciel, selon l'enquête de l'ANGC menée auprès de 622 professionnels (MonImmeuble, septembre 2024). Les raisons reviennent, quel que soit l'outil d'origine :
- Le temps perdu. Ressaisies entre modules, rapprochement bancaire ligne à ligne, fin de mois dans un tableur : chaque heure passée à faire tourner l'outil manque au suivi des clients.
- Un outil qui vieillit. Écrans chargés, peu ou pas d'usage sur mobile, mises à jour lourdes ou rares. Dans l'enquête, l'ergonomie obtient en moyenne 3,3 sur 5, et un gestionnaire sur quatre seulement dispose d'une version mobile de son logiciel.
- L'accompagnement. Une assistance difficile à joindre, des demandes d'évolution qui restent sans réponse, une formation à repayer à chaque nouvel arrivant.
- La fiabilité. Des anomalies qui reviennent d'une version à l'autre, des contrôles qu'on refait à la main faute de confiance dans les chiffres.
- L'absence d'IA. Les tâches répétitives (relances, réponses aux locataires, lecture des relevés) restent manuelles, alors qu'un assistant IA peut désormais les préparer.
- Le prix. Des modules facturés en plus, une facture difficile à refaire, des frais à chaque changement de périmètre. Comparez sur devis, à périmètre égal : demandez le détail du prix de Hokto.
Ce qui retient le plus souvent, c'est la peur de la reprise : l'enquête lui donne 2,7 sur 10, la plus mauvaise note de tous les critères. C'est précisément ce que règle une reprise accompagnée, chiffrée au centime, avec ICS gardé en service jusqu'à la bascule.